Archives pour la catégorie créativité

11 octobre 2008

Les pages du matin

Aussitôt que j’ai commencé ce blogue, en décembre dernier,
j’ai arrêté d’écrire mes pages du matin.

Disons presque arrêté.

Ce n’est pas bon pour mon esprit, ça.
Pas bon du tout.

Lorsque j’ai ouvert mon cahier (couvert de poussière) au début de la semaine, j’ai constaté que je n’y avais rien écrit depuis mardi, le 6 mai. Avant cette date, les dernières entrées remontent au mois de janvier. Pas étonnant que ma créativité ne scintillait plus ces temps-ci — elle était ensevelie sous un tas de merde cérébrale !

The Artist’s Way
Pour ceux d’entre vous qui n’en avez jamais entendu parler, le livre The Artist’s Way (Libérez votre créativité – Osez dire oui à la vie) écrit par Julia Cameron est un cours dont l’objectif est de nous aider à retrouvrer et ranimer notre soi créatif. C’est un cheminement spirituel vers la libération de notre dynamique vitale…la libération de l’enfant artiste qui dort en nous.

J’ai découvert ce bestseller international en 2002. Ce n’est qu’en 2003 que j’ai réussi à passer à travers le programme qui se divise en douze étapes sur douze semaines. Comme tous ceux qui suivent le processus, j’ai été brassée au plus profond de mon âme. Les exercices m’ont réveillée ; m’ont allumée ; ont déterré des rêves d’enfance et m’ont donné la détermination voulue pour les réaliser.

MAIS… il faut persévérer.

Les outils de base
Dans la version française de The Artist’s Way Libérez votre créativité — qui, en passant, est offerte au prix exorbitant de 114,00 $ chez Amazon (une erreur ?) alors qu’elle n’en coûte que 30,00 $ chez Archambault, ici à Montréal, Julia explique qu’il y a deux outils essentiels dans la reconquête de sa créativité : les pages du matin et le rendez-vous avec l’artiste. Pour que le réveil de votre créativité soit durable, il vous faudra utiliser en permanence ces deux outils.

Les pages du matin
Voici ce qu’en dit l’auteure :

Ce sont trois pages d’écriture manuscrite dans lesquelles on donne libre cours à ses pensées : « Oh ! Mon Dieu ! encore un matin… Je n’ai RIEN à dire… Je dois laver les rideaux… Est-ce que j’ai fait ma lessive hier ?… Bla-bla-bla…» On pourrait aussi, moins glorieusement, les appeler lavage de cerveau, car c’est bien là une de leurs fonctions principales.

Ces vagabondages quotidiens ne sont pas censés être de l’art. Ni même de l’écriture. J’insiste sur ce point afin de rassurer ceux qui ne sont pas écrivains et qui veulent travailler à partir de cet ouvrage. Écrire n’est que l’un des outils. Dans ces pages, vous devez laisser votre main glisser le long de la feuille et noter tout ce qui vous vient à l’esprit. Rien n’est trop insignifiant, trop bête, trop stupide ou trop étrange pour être exclu.

Les pages du matin n’ont pas à paraître intelligentes — bien que, parfois, ce puisse être le cas. La plupart du temps elles ne le seront pas et personne n’en saura rien, sauf vous. Personne n’est autorisé à lire vos pages du matin, sauf vous. Et vous-même, vous ne devez même pas les lire avant huit semaines environ. Écrivez seulement trois pages et glissez-les dans une enveloppe. Ou écrivez trois pages dans un cahier à spirales et ne feuilletez plus les pages écrites.

Les pages du matin forment la carte de notre propre intérieur. Sans elles, nos rêves peuvent rester terra incognita. En utilisant les pages du matin, la vision intérieure se double de la force nécessaire à un changement important. Il est très difficile de se plaindre d’une situation matin après matin, mois après mois, sans être conduit à une action constructive. Les pages nous sortent du désespoir et nous amènent à des solutions que nous n’aurions pas pu imaginées.

Quiconque écrit de façon fidèle les pages du matin tissera un lien avec une source de sagesse intérieure.

Alors donc, j’ai repris
mon rituel quotidien.
Assidûment
.

Je me sens déjà beaucoup mieux.

S’il m’arrive de ne pas savoir quoi écrire (c’est rare, mais ça m’arrive), je me pose tout simplement la question suivante : Comment est-ce que je me sens, ces temps-ci ? ou, Comment est-ce que je me sens, en ce moment ? Ça ne m’en prend pas plus pour faire la lumière sur ce qui se cache dans mon fort intérieur… et pour vérifier s’il ne s’y trouverait pas des excréments à nettoyer. :-)

Prochain rituel à reprendre : le rendez-vous avec l’artiste.

Et vous ?
Que faites-vous pour
purger votre esprit ?

4 juin 2008

Crash aviaire

Classé dans créativité

J’étais donc assise confortablement dans mon fauteuil en rotin, en train de feuilleter des magazines et découper des images pour ma Mappe aux Trésors (du nouveau bientôt, promis-juré), lorsqu’un pigeon est arrivé à pleine vitesse, a accroché ma jardinière suspendue (celle recouverte de tissus rouge), et s’est écrasé sur le plancher, roulant sur lui-même à deux ou trois reprises avant de s’immobiliser, l’air hébété.

Le pauvre a fini par se relever, a dodeliné jusqu’à l’autre bout du balcon, et s’est mis à me dévisager.

Inquiète pour son état, je suis allée vers lui tranquillement pas vite. L’oiseau n’a pas bougé. Lorsque j’ai été assez près, j’ai remarqué qu’il lui manquait un ergot à la patte gauche. Il était évident que ce n’était pas une blessure récente. Ayoye…ce pigeon n’avait pas dû avoir la vie facile. N’était pas particulièrement beau, non plus, ni svelte ni reluisant. Plutôt terne, obèse, il aurait eu besoin d’une bonne douche.

Suis retournée à ma place à l’autre extrémité du balcon. Sauf que je ne pouvais pas m’empêcher d’observer mon visiteur. Incapable de me concentrer sur mon découpage. Le temps passait, il était toujours là, alors j’ai pensé que la politesse serait de lui offrir un snack. Suis rentrée à la cuisine et revenue avec une grosse poignée de graines de sésame rôties. Le pigeon a soudainement retrouvé ses esprits. Il s’est mis à picorer allègrement, s’arrêtant de temps en temps pour m’adresser un regard rempli de gratitude étonnée.

Environ vingt minutes plus tard, j’ai offert un bol d’eau à mon invité.

Pas longtemps après, je lui ai présenté un gros paquet de miettes de pain Kamut biologique.

Éventuellement, il a cessé de manger, s’est soulagé à deux endroits différents, et s’est envolé.

FIN

31 mai 2008

Combler le vide

Classé dans créativité

Salut tout l’monde !

Un post…vite-vite…avant la fin du mois.

Un pauvre petit post…juste un, ce mois-ci…cou’don, que se passe-t-il avec bibi ?!

Tout le long du mois de mai, j’ai voulu vous parler de Cuba, du mariage de mon gars, sauf que j’aurais voulu d’abord vous raconter le départ de ma chère chienne Daisy, je me sentais presque obligée de le faire, mais ça ne me tentait pas, ni le goût, ni le coeur, alors les jours ont passé, un après l’autre, et j’ai fini par ne rien écrire du tout. J’y reviendrai sûrement un moment donné…je ne sais pas quand…pour l’instant, je vais vous réciter ce que j’ai fait aujourd’hui et ce que j’ai l’intention de faire dans les jours à venir.

Journée le fun

Ma jeune amie Stacy, une fille bourrée de créativité, est arrivée chez moi à une heure de l’après-midi. Aussitôt, on est parties ensemble, direction Le Filon d’Art, une toute nouvelle boutique-atelier installée sur la rue Wellington, dans le grouillant downtown de Verdun-les-Bains.

Stacy était la meilleure personne avec qui plonger dans ce monde de billes, pierres semi-précieuses et crystal Swarovski : c’est une fanatique douée de la fabrication de bijoux. Pour ma part, j’avais l’intention de me procurer le matériel nécessaire à la confection de simples petits bracelets faits de minuscules billes (d’aucune préciosité) enfilées sur du fil élastique. Rien de bien compliqué, rien de très artistique.

J’ai quand même succombé à l’attrait d’une belle grosse bille nacrée aux reflets lunaires, ce qui fait que j’ai aussi acheté du fil de cuir et une breloque en métal, le tout dans le but de créer un joli collier serre-cou, yaba daba dou. Sur la photo, dans le coin droit, tout en haut, vous voyez un amas de corail ; c’est ce qui reste d’un collier qui appartenait à ma mère, collier depuis longtemps brisé et dont les pièces dormaient au fond d’une vieille bouteille d’Aspirine. Je compte en faire un bracelet pour ma cheville. Le bracelet blanc dans le coin gauche, tout en bas, est un souvenir de Cuba ; en os de poisson, il est un peu trop long. Je vais donc retirer quelques billes et monter la balance sur du fil élastique.

Une fois sorties du Filon d’Art, amusées et contentées, nous sommes passées acheter du sushi (pour emporter), une bouteille de vin rosé, un assortiment de baklavas, et une délicieuse tablette de chocolat.

À la maison, on a pu manger sur mon balcon fraîchement fleuri et décoré parce que le soleil a daigné se montrer et qu’on s’est dit, « Hé…c’est l’été ! »

(On a bouffé tout le sushi et la moitié des sucreries ; il fallait en garder pour plus tard. Je sais, c’est inhabituel comme plan de repas, mais l’idée d’un plat principal suivi d’un dessert…et d’un deuxième plat principal suivi d’un autre dessert, résonnait très bien dans nos estomacs.)

J’adore cette nappe. En fait, c’est un châle que j’ai payé 1,99 $ à la Friperie Renaissance. Ses éclats de couleurs me rendent de bonne humeur. Chaque année, je déniche quelque chose de différent ; une fois l’été terminée et le tissus viré guenille sous l’effet du soleil, je le jette sans aucun remord. Vivement l’été suivant ! Ne nous cherchez pas sur la photo…trop tard…nous étions déjà dans la cuisine à préparer la deuxième partie du festin.

Rouleaux printanniers

Encore une fois, c’est Stacy qui m’a guidée dans l’apprentissage d’un autre art, soit celui de la confection de rouleaux printanniers dits rouleaux froids. Oké, ce n’était pas sorcier à figurer, mais c’était beaucoup plus agréable de suivre le processus une première fois, encouragée par une experte, que de m’être emmerdée seule avec mes feuilles de riz et mon vermicelle de la même espèce. Surtout que le cours était accompagné de vin rosé et que nous avions dès la première gorgée troqué le jazz feutré pour du rock and roll, une musique plus appropriée quand est venu le temps de couper/hacher carottes, concombres, mangues et avocats.

Rouleaux de printemps végétariens.

Ils étaient divins.

Avec plein de menthe fraîche et de pousses de pois mange-tout.

Ta dam…il m’en reste trois que j’aurai la joie de dévorer demain matin, au déjeuner.

Ouais, au déjeuner.

MENOUM ! (je me suis parfois laissée aller dans le dosage de la carotte râpée)

Un beau moment bille

Il commençait à se faire tard, la fatigue avait déjà gagné nos corps, le vin nous rendait moi, radoteuse, elle, anxieuse, alors Stacy a consacré un court mais non moins précieux quart d’heure à m’enseigner l’enfilage de la bille (bien viser) et la technique du noeud coulant * qui sert à fixer la bébelle de métal qui fait office d’attache derrière le cou.

(* À ne pas confondre avec le noeud plat, apparamment beaucoup moins solide donc pas du tout sécuritaire.)

Alors voilà…mon beau collier-lune flambant neuf.

Et c’est ainsi que se termine une merveilleuse journée et un magnifique mois de mai.
Yé !

Je vais probablement veiller toute la nuit à travailler sur ma Mappe aux Trésors (suis crinquée à fond). Depuis quatre ou cinq jours, je découpe plein d’images dans les magazines tout en pensant à l’organisation des différentes sections de la mappe. Une étape encore plus excitante s’annonce pour moi ; je la sens gonflée de possibilités pour une vie remplie d’abondance. Go, moi, go !

À plus tard pour la suite.

Caresses et plein d’amour…je suis contente d’être de retour…xoxo

9 février 2008

Jack

Classé dans créativité, vidéos


Très cool. A été sur la route pendant 7 ans…a pris 3 semaines pour écrire le livre. Savait-il qui il était ? Ou est-il mort en cherchant la réponse ? ;-)