QUI SUIS-JE ?

MUDD PORTRAIT 2010

Je suis une blogueuse,
une barbouilleuse,
une blagueuse en cavale.

Et je suis une femme heureuse!

Naissance

Je nais le 16 août 1950, à 9h10 du matin, à l’Hôpital Général de Verdun. À l’époque, ma mère est acadienne, mon père est chauve. De nos jours, les deux sont morts.

Enfance

Mon enfance se déroule sur le balcon d’en arrière, en été, et dans ma chambre, en hiver. J’aime dessiner, chanter, danser… et je rêve de jouer dans des films et d’être aimée.

École

En septembre 1956, je fais ma rentrée scolaire. Je m’en sors en 1967. Ce sont d’étranges années, marquées tantôt par de bons bulletins, tantôt par l’apparition de mon acnée. Ayant laissé tomber mes rêves de devenir une artiste, je m’imagine journaliste, vétérinaire, archéologue, criminologue.

Carrière

Je me trouve laide et niaiseuse, alors j’abandonne mes aspirations professionnelles. À la suggestion de mes parents, je m’inscris à un cours de secrétariat. Une fois graduée, les emplois se succèdent à un rythme effréné. Je vais de job en job — de plus en plus malheureuse… de plus en plus désillusionnée.

Mariage

Je me marie en juin 1971.

Je fais une fausse-couche en février 1972 ; accouche d’un premier garçon en septembre 1973 ; perds mon père en mars 1974 ; fais une fausse-couche en janvier 1975 ; déménage à la campagne en juin 1978 ; accouche d’un deuxième garçon en avril 1979 ; me sépare en août 1979 ; reviens en ville en février 1981.

Je me divorce en mai 1983.

Explosion — Acte 1

Une semaine sur deux — garde partagée oblige — je découvre une liberté jusque là jamais éprouvée. Ma face fardée, mon corps glissé dans des robes sexy,  mes pieds plats perchés sur des talons hauts et mon moral crinqué au rock’n’roll, je sors danser!

Les bars… les hommes…
Le bureau… les enfants…
Les hommes… la boisson…
La danse… la vaisselle…
La drogue… le Comet…
Tout se mêle…
et je deviens
toute mêlée.

Consécration

En juillet 1984, j’ai le grand frisson d’agir en tant que secrétaire de production lors du tournage de «Visage Pâle», un long métrage de Claude Gagnon. Pendant 2 mois — dans une pourvoirie de Belleterre, au fin fond de l’Abitibi — j’essaie de me faire accroire que j’ai enfin réussi.

Explosion — Acte 2

En mai 1987, je tombe en amour avec un gars rencontré dans un bar — il est rock’n’roll, pis moi aussi. Lorsqu’il s’installe chez moi, la vie devient un long party. En septembre 1991, le party a fini pis mon chum est parti.

En octobre 1991, je perds mon emploi suite à une mise-à-pied au sein d’un organisme qui s’occupe des gens mis-à-pied lors des fermetures de compagnies. Ironie.

Pour clore l’année 1991, maman meurt subitement dans sa chaise berçante, le 5 décembre, en regardant la télévision.

1992 me tient occupée avec la vente de la maison et le reste des affaires de ma mère ; par la visite de mon frère Robert, avec sa femme et ses deux enfants, qui viennent de Belgique, où ils habitent, chercher leur part de l’héritage ; et par mon frère André et sa belle fiancée qui viennent à leur tour, directement de leur voilier dans les Caraïbes, cueillir le dernier tiers des trente mille piasses.

Pour clore l’année 1992, je subis une chirurgie pour enlever un polype à mon sein gauche et reçois la bonne nouvelle que je n’ai pas le cancer.

Dépression

En 1993, j’anime des ateliers de bricolage
pour les décrocheurs scolaires, à Verdun.

En 1994, j’anime toutes sortes d’activités
pour les personnes âgées, à Outremont.

Le 8 novembre 1994, mon frère meurt dans un accident de moto à Sainte-Lucie, dans les Caraïbes. André avait 37 ans. Ça m’défonce et je sombre.

Mais je ne lâche pas… JAMAIS! Du fond du trou que je me suis creusé, je continue à rêver.

En 1995, je joue à l’artiste bohème alors que je suis serveuse dans un resto végétarien — le Crazy Moon Café — sur la rue Wellington, à Verdun.

En 1996, je tiens une chronique hebdomadaire dans Le Messager, mon journal local. J’appelle ça «Verdun Beach», puis «Verdun-les-Bains», et j’ai ma photo dans l’en-tête comme une vraie pro. Au bout de 13 semaines, voyant la popularité monter, je démissionne.

S’ensuit un long stretch de folie plus ou moins apparente où je me rase la tête et m’essaie au port du bindi.

à suivre…

SUNRISE OVER CITY SOLEIL SUR LA VILLE

ENCORE PLUS SUR MOI

choses que j’aime

(série en préparation)

choses que je ne fais plus maintenant

je n’écoute plus les chansons de Bread


DIARRHÉE D’AMOUR (mes mémoires)

la préface